Je suis morte et je creuse, comme vous, sauf que vous; vous n'en savais rien. En parlant de creuser, l'autre jour, j'ai enterré mon espoir, de toute façon, qu'en restait-il? De plus; il n'a même pas eu de dernières volontés, quelle tristesse!
La solitude est mon amie, la mélancolie ma fureur, le dégoût mon habitude. La laideur? J'aime ça oui.
Il n'y a pas de bohneur ni de malheur chez moi. Ah si! J'oublié, il y a un bohneur amputé: le mien. Et il y a un malheur: notre race.
C'est pas que je suis vide voyez, parce-que des sentiments, j'en ai des tas à faire gerber! C'est juste que j'ai le coeur vide de souvenirs. Ou quelque chose d'autre, va savoir? Mes poumons pourquoi pas. A moins que.. non, ceux là on était usés à force de vouloir oublier. J'implore.

